Pêches maritimes

Le métier de marin-pêcheur

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Franz Tuna seiner, build by Marco Chilena.

On distingue plusieurs type de pêche : la grande pêche qui se pratique en haute mer sur des chalutiers industriels ou des thoniers (les sorties en mer sont supérieures à 20 jours), la pêche au large ou pêche hauturière (les sorties en mer varient de 4 à 10 jours), la pêche côtière ou artisanale (les sorties varient de 1 à 4 jours) et la petite pêche (les sorties durent moins de 24 h).

Activités

Selon son niveau de qualification et les fonctions exercées, un marin-pêcheur sera, soit un matelot exécutant des tâches bien définies : mise en oeuvre, entretien et réparation des engins de pêche, traitement des captures, participation à la conduite du navire en route et en activité de pêche, entretien général du navire, soit un responsable d’équipe ou encore un officier chargé de la conduite du navire et de la pêche.

Véritable technicien et gestionnaire de la mer, il doit maîtriser les nouveaux outils technologiques en particulier l’informatique, afin d’assurer le repérage des bancs de poissons, de connaître les conditions météorologiques pour gérer au mieux les campagnes de pêche.
Tout marin-pêcheur embarqué, quel que soit son niveau de qualification, débutera sa carrière, la plupart du temps, en qualité de matelot avant d’accéder à des fonctions d’officier.

Conditions de travail

 

Ce métier varie considérablement en fonction de certains critères :

Ce métier demande de multiples qualités : capacité de travailler en équipe, bonne résistance physique, courage car il implique un rythme de travail particulier imposé par l’environnement et la production. Les conditions peuvent être physiquement difficiles.

L’équipage

L’équipage est toujours composé d’un patron ou d’un capitaine de pêche, d’un second, d’un mécanicien et de matelots. A bord des plus grandes unités, on trouvera en plus, des lieutenants, un maître d’équipage et des techniciens du froid.

Salaire

Les marins-pêcheurs jouissent d’un mode de rémunération spécifique. Leur salaire est calculé à partir du chiffre d’affaires réalisé lors de la vente des captures. C’est un salaire à la part qui varie suivant le type de pêche. Il va de 1500 euros pour un matelot à 5 000 euros pour un patron de pêche par mois

L’emploi maritime

L’ensemble de le filière (amont et aval) compte près de 100.000 emplois dont 23 500 marins-pêcheurs.

La flotte française

Au 31/12/05 la flotte comptait 7880 navires dont :
- 141 navires de pêche industrielle et semi-industrielle de plus de 25 mètres ;
- 1210 navires de pêche artisanale et hauturière de 12 à 25 mètres ;
- 4061 navires de petite pêche de moins de 12 mètres ;
- 2468 navires (côtiers pour la majorité) dans les départements d’Outre-Mer

La production

 

356 306 tonnes de poissons ont été capturés en 2005, pour une valeur de 628 millions d’euros dont 155 915 tonnes d’espèces tropicales.

Les principales espèces pêchées sont : le thon, la sole, la baudroie, le merlu, la langoustine, le hareng, la coquille Saint-Jacques et le bar…Une fois capturées, elles sont ensuite vendues à la criée. Dans les halles à marée, elles sont triées, conditionnées, avant d’être mises à la disposition des grossistes. Elles seront alors transformées ou revendues directement dans les poissonneries et grandes surfaces.

La formation

D’année en année, les moyens et les techniques n’ont cessé d’évoluer d’où la nécessité d’être mieux formé. Le marin-pêcheur doit aujourd’hui posséder des connaissances technologiques et économiques et être capable d’anticiper et de s’adapter.

Les formations proposées conduisent à l’exercice des différents types de pêche. Elles sont dispensées dans les lycées professionnels maritimes, à l’école de la marine marchande de Nantes et dans des centres agréés par le ministère chargé de la mer :
- CAPM de matelot (FI) ;
- BEPM de mécanicien (FI) ;
- BEPM pêche (FI) ;
- BAC pro électromécanicien marine (FI) ;
- BAC pro conduite et gestion des entreprises maritimes (FI) ;
- officier mécanicien à la pêche (FI) ;
- permis de conduire les moteurs marins 250 kW (FC) ;
- brevet de mécanicien 750 kW (FC) ;
- certificat d’initiation nautique (FC) ;
- certificat de capacité (FC) ;
- brevet de lieutenant de pêche (FC) ;
- brevet de patron de pêche (FC) ;
- brevet de capitaine de pêche(FC).

* (FI) : formation initiale, (FC) : formation continue

Programmes d’enseignement

- conduite du navire, de la machine et des auxiliaires (navigation, propulsion, communications, man?uvres, sécurité),
- conduite de la pêche (détection des captures, mise en oeuvre d’un engin de pêche),
- traitement des captures (transformation, réfrigération, congélation),
- maintenance courante du navire et des engins de pêche,
gestion de l’entreprise,
- définition d’une stratégie de production.

Important : conditions d’aptitude physique

Goût du large, goût de l’autonomie ou plus simplement tradition familiale, le métier de marin-pêcheur demeure l’activité essentielle du milieu professionnel de la mer. La pêche maritime consiste à capturer, en mer ou dans la limite des eaux marines des poissons, des coquillages, des crustacés, des céphalopodes et des algues.

source : MEEDDAT Mer

 

 

 

 

 

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